sous-sol humide-elle était seule

le sexe est d’une limpidité étrange.

malgré toute intention voulue. L’action qui arrive est hors de contrôle. Le désir gagne, l’innocence.

__ Les cochons qui hurlent, de leurs poumons en feu, dans la chambre à gaz, aux yeux opaques des hommes qui pressent le bouton. La machine , la vie cruelle, l’homme sait qu’il est condamné.

Il se venge en détruisant tout ce qu’il touche.

rapace d’homme

elle était Grisette

Grisette, la petite grisette

Un mystère de linceul blanc,

Immaculée. Vierge.

Ses yeux noirs

Ouverts, si ouverts.

Et elle restait là, comme ça,

regardant, les cils tombants,

sur sa frêle charpante de fille de ville.

Fille d’une ville.

J'ai vu les ailes de la pauvreté
Enveloppant tout ce qu'elles touchent
Un voile gris
paysage silencieux

Des canettes: du métal affublé de couleurs qui ne veulent rien dire
des papiers: du blanc coupant
des cris d'enfants, du silence terne, des marées de plastique dans lequel nous devons vivre.

poésie de métal froid

J’aimerais dire

qui comprends mon Rien?

personne, vont Rien comprendre

Parce que je suis Rien

D’aucun vent fort

d’aucune voile d’aucun livre

de misère humaine,

ou d’histoire

ou de mademoiselle

ou d’âme.

Et ils sonneront à mes oreilles

un par uns

(ils entreront)

Ces temps ci, miss soleil est triste

Elle fait de la poésie. Pour coller sur les poteaux en métal

où sont les chats perdus

et où ils écrivent en noir et blanc.

Ils minent nos âmes,

ils disent tous

Ils minent tout ce qu’ils voient.

d’autres brumes

À l’aurore, la vieille sortit sa main froide et écouta le son du Rien.

Puis, elle dit: «qui d’autre m’attends ici?» en s’effaçant doucement dans la brume ambiante, des spirales tournants comme des univers déchus et gris.

Cris

Les misérables , les, les seuls qui aiment le noir,

qui aiment la nuit à la chandelle.

Les temps crient, crient, déchirent, rient, rient.

At the end, the only thing that’s left is so small, in the cemetary..

We could play au Échecs ensemble.

bois de bouleau

”Tu vois là bas?- dit-elle en pointant une coline non loin de là.

-oui.

”c’est l’endroit ou personne n’ira jamais.”

-pourquoi? On pourrais y aller nous?

”non. Sinon ça ne serait plus l’endroit ou personne ne va”

Elle fit une pause.

” Là-bas, c’est l’endroit ou personne ne va.”

________

Comme le feu d’un mineur à Montsou qui se réchauffe dans la noirceur, tout goudronné, moi j’ai ma chandelle qui éclaire ”tout ce que je fait”.

____

Les fleurs violettes grisonnent le plomb noir

J’observe leur épouement rouge

crachants

explosions d’incompréhension.

morts d’octobre

Depuis des temps immémoriaux

Près des bois de chênes

elle attendit en noirceur et silence.

« Miséreux,

voyez comme cette terre s’étiole à vos pas

voyez les débris épars

voyez et ne dites rien!

en ces lieux du passé,

l’ombre noire dit: écoutez

les clés sont tombées dans la poussière noire.»

. полумесяц

Ils marchent, ignorants de leurs pas lourds, l’œil si vrai dans la lumière bleutée du soir. Je les observai, caché dans mon rideau de cheveux épars, lunaire – noir -ciel et sentiment d’être la bohémienne la plus libérée du monde.

Je vis cette femme marcher, donc. à la démarche chaloupée , main dans les poches de son gilet, au rythme de la marche avec son copain. Ignorante d’être observée, vivante sans le savoir.

Donc, oui, une bohémienne dansant dans yeux avec cette lune, dansant mon corps de jeune, comme il faut. Égarée en ville, comme il se doit! Des mystères lunaires qui se dévoilent un par uns.

Jupe rouge vin de sagesse, jeune fille – moi,

riant et – libre.